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Dossier: mammographie de dépistage

En février 2014, les femmes suisses ont été désarçonnées, désécurisées par un rapport déclarant le dépistage systématique du cancer du sein comme inefficace et ayant trop d'effets négatifs. Ma Sexualité a constitué un dossier avec les principales informations à ce sujet, afin de leur permettre de se faire une opinion en toute connaissance de cause et va continuer à informer des dernières actualités sur le dépistage.
N'oubliez pas, Mesdames, que vous avez le choix d'effectuer ce dépistage ou non. Et le mieux pour cela, c'est d'être informées.


Mammographie
Mammographie

@ Ligue suisse contre le cancer

La polémique suisse autour du dépistage du cancer du sein

Le SMB dans la tempête: une mise en perspective parue dans Le Temps - 26/04/2014

Le Swiss medical board, à l'origine de la polémique autour du dépistage systèmatique du cancer du sein, semble s'être tiré une balle dans le pied: sa légitimité est ainsi remise en question par les autorités fédérales. Enquête dans Le Temps


Autres articles

Mars 2014

Question-réponses sur le dépistage systématique du cancer du sein

Un article d'Ellen Weigand, paru sur le site Planète Santé et répondant aux principales questions sur le dépistage systématique du cancer du sein.


Les experts de la prévention maintiennent la recommandation du dépistage systèmatique - 22/01/2014
Dans un article paru dans la Revue Médicale Suisse du 22 janvier 2014 (Rev Med Suisse 2014; 10: 177-85), donc avant la publication du rapport du Swiss Medical Board, des spécialistes de la prévention proposent une mise à jour des recommandations pour le bilan de santé et la prévention primaire et secondaire de nombreuses maladies cardiovasculaires et oncologiques. En ce qui concerne le dépistage du cancer du sein, ils concluent, en se basant sur onze études (études contrôlées randomisées = ECR) sur le sujet:
"Onze ECR (dont les caractéristiques varient fortement) ont été considérés et les auteurs ont conclu que :
1. Le dépistage du cancer du sein est efficace : la réduction du risque relatif (RR) de la mortalité liée au cancer du sein, parmi les femmes participant à un dépistage du cancer du sein par mammographie, est de l’ordre de 20% (IC 95% : 11­ 27), soit un risque relatif de 0,8 (IC 95%: 0,73­0,89). Cette réduction du risque est proche des estimations publiées par l’USPSTF (RR: 0,81) et par la Canadian Task Force (RR: 0,79).
2. Un décès par cancer du sein est prévenu pour 235 fem­mes invitées à participer à un programme de dépistage de 50 à 70 ans comprenant une mammographie tous les trois ans (soit 43 décès prévenus pour 10 000 femmes invitées).
3. Le bénéfice pour les femmes participant au programme (et non pas seulement invitées) est naturellement meilleur: un décès par cancer du sein prévenu pour 180 femmes participant au dépistage.
4. Le risque cumulé de surdiagnostic varie de 11 à 19% selon que l’on considère une perspective populationnelle ou indi­viduelle. Autrement dit, parmi 77 femmes âgées de 50 ans invitées pendant vingt ans à un programme de dépistage de cancer du sein, une de celles-­ci aura un cancer surdiagnos­tiqué.
Compte tenu de la confirmation de l’efficacité du dépis­tage d’une part et du risque de surdiagnostic d’autre part, ces chiffres devraient aider les patientes à évaluer le rapport risque­ bénéfice et à décider de façon informée de leur participation ou non."


Mammographie de dépistage en Suisse: douteusement mise en doute...

Selon le Swiss Medical Board, le dépistage systèmatique du cancer du sein dès femmes de plus de 50 ans serait contre-productif et le nombre de femmes sauvées trop faible par rapport aux "faux positifs"... La polémique est lancée...

La dépêche du jour (02/02/2014

L'interview par la RTS du 02/02/2014 du Pr Christine Bouchardy, qui explique pourquoi cette prise de position est grave. voir l'interview!

L'interview du président du Swiss Medical Board, Peter Suter, qui nuance lui-même les conclusions du rapport et explique que le dépistage sauve des vies et que ce rapport est plus politique que scientifique. "Je ne suis pas nécessairement d'accord avec les conclusions des experts", admet-il. (voir l'interview)

Un article nuancé paru dans Le Nouvelliste du 03/02/2014 qui développe aussi la question et remet les choses dans la bonne perspective...: "Le nombre de décès liés au cancer du sein recule grâce au dépistage"

Tout comme Le Temps du 04/02/2014 explique les modes de calcul notamment, utilisés par les experts qui remettent en cause le dépistage systèmatique sous le titre: Dépistage du cancer du sein: une attaque injuste?

L'Office fédéral de la santé publique soutient le maintient du dépistage par mammographie.
Le communiqué, 07/02/2014

Oui, les dépistages sont efficaces
Un article paru le 18/02/2014 sur Libération.fr explique pourquoi le dépistage est efficace

Dépistage du cancer du sein par mammographie : revenir en arrière serait un « énorme échec»
L'avis d'un expert français sur la question, le Dr Manuel Rodrigues, oncologue sur son blog sur Medscape.fr


(22/02/2014)

La polémique se poursuit

La polémique se poursuit, hélas. Un article sur internet annonçait même ces jours encore que la Suisse allait renoncer au dépistage systématique! Cela commence à devenir pénible, et cette polémique est très contreproductive! A force, les femmes voulant faire le dépistage vont perdre confiance, celles qui hésitent déjà ne le feront pas, même pas chez leur médecin. Dés lors, on pourra vraiment dire que le dépistage n'est pas efficace: moins de femmes y participeront et la courbe de mortalité par cancer du sein va augmenter...
Pour rappel, chacune est libre de faire le dépistage préventif, mais pour cela, il faut qu'elle puisse prendre sa décision en toute connaissance de cause, en ayant des informations objectives et non des chiffres tronqués et mal interprétés.
Rappelons-le, il n'existe hélas à ce jour aucun moyen de prévention du cancer du sein, puisqu'on ne connaît pas encore tous les facteurs de risque et causes de cette maladie. Ne reste donc que le dépistage préventif.
©Ellen Weigand, www.masexualite.ch


Les règles de protection contre le coronavirus en Suisse
Les règles de protection contre le coronavirus en Suisse

Le COVID-19 ne se transmet pas par rapports sexuels, mais...

Publié le 15 Juin 2020
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... avoir des relations intimes avec une personne contaminée par le coronavirus constitue un risque, sachant qu'il se transmet à travers les gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou par la bouche lors de toux ou éternuement. Evitez donc les relations sexuelles avec un-e- partenaire inconnu-e.

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Le virus présent dans les sécrétions respiratoires peut donc se transmettre par des baisers (de bouche à bouche, ou sur la peau) donnés "par" ou "à" un·e partenaire infecté·e ou par des caresses manuelles. Même les simples gestes de tendresse doivent donc être réfléchis – des réflexes certes pas simples à acquérir.

Entre peurs et bon sens

Parmi les nombreuses questions du public sur les risque de transmission du COVID-19, celle sur le risque de contamination lors de relations sexuelles est moins mise en évidence, et plus rare. Peut-être parce qu'elle participe du simple bon sens.

Mais lorsqu'un certain nombre de personnes dans la population cède à la peur, voire à la panique, il est bon de rappeler même les évidences: étant donné que le virus se transmet par les gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou par la bouche, embrasser ou être embrassé sur la bouche par une personne porteuse du virus constitue un fort risque d'infection, tout comme l'échange de caresses, les mains étant un autre vecteur de transmission. Et cela peut arriver aussi lors de rapports sexuels, lorsque les baisers ou caresses sont prodigués sur la peau – car la personne ainsi embrassée ou caressée risque de toucher la zone de son corps à cet endroit et de mettre la main à la bouche – l'un des gestes fréquemment responsables de la transmission du coronavirus. Quant aux relations sexuelles occasionnelles, avec des partenaires inconnu-e-s, il est fortement recommandé de les éviter en ces temps de pandémie.

Pas une infection sexuellement transmissible

Cela dit, le COVID-19 n'est pas une infection sexuellement transmissible (IST). Celles-ci se transmettent en effet principalement lors de relations sexuelles sans préservatif, notamment: lors de pénétrations vaginale et anale, de fellations, de caresses ou masturbation sexe contre sexe, ou de caresses buccogénitales (cunnilingus) ou bucco-anales. Le simple contact entre muqueuses génitales et/ou buccales peut également transmettre une IST. Une autre voie de contamination étant la transfusion sanguine.

N'oublions pas de nous protéger contre les IST

Malgré les connaissances approfondies de ces maladies et les messages et mesures de prévention, chaque jour, plus d’un million de personnes contractent une infection sexuellement transmissible (IST). On est loin des statistiques du COVID-19, même si elles vont en croissant.

A ce jour, une trentaine de virus, parasites ou bactéries sexuellement transmissibles sont connus, et huit de ces agents pathogènes sont les responsables principaux d'IST.

Quatre d'entre elles peuvent être guéries:
- la chlamydiose,
- la trichomonase,
- la gonorrhée,
- la syphilis.

Quatre autres constituent des infections incurables:

- l'hépatite B,

- l'herpès (HSV),

- le VIH (sida),

- le papillomavirus humain (HPV).}

Conséquences graves sur la santé

Comme le rappelle l'organisation mondiale de la santé (OMS), les infections sexuellement transmissibles peuvent avoir de graves conséquences à plusieurs niveaux et touchent un grand nombre de personnes, avec de nombreuses nouvelles infections.

Voici quelques statistiques données par l'OMS, bon à rappeler:

"• On estime que, chaque année, 357 millions de personnes contractent l’une des quatre IST suivantes : chlamydiose, gonorrhée, syphilis ou trichomonase.
• Plus de 500 millions de personnes sont atteintes du virus responsable de l’herpès génital (HSV2).
• Plus de 290 millions de femmes souffrent d’une infection à papillomavirus humain (VPH).
• Dans la majorité des cas, les infections sexuellement transmissibles sont asymptomatiques ou s’accompagnent de symptômes bénins qui ne sont pas reconnus comme ceux d’une IST.
• Les infections comme l’herpès génital (HSV de type 2) et la syphilis augmentent le risque de contracter le VIH.
• Plus de 900 000 femmes enceintes ont été infectées par la syphilis en 2012 ce qui a provoqué des complications dans 350 000 cas pouvant aller jusqu’à des mortnaissances.
• Dans certains cas, les IST peuvent avoir de graves conséquences sur la santé reproductive allant au-delà des conséquences immédiates, telles que la stérilité, ou la transmission des infections de la mère à l’enfant."

De terribles chiffres, sachant que dans la plupart des cas on peut éviter ces contaminations, en ayant des rapports sexuels protégés avec des partenaires dont on ignore l'état de santé, en étant vacciné contre les deux infections non curables pour lesquelles on dispose de vaccins: l’hépatite B (incurable) et l’infection à VPH.

Comme le rappelle l'OMS, "le vaccin contre l’hépatite B figure dans les programmes de vaccination du nourrisson de 93% des pays. Il a déjà permis d’éviter quelque 1,3 million de décès imputables à une maladie chronique du foie ou au cancer."

Manque de moyens pour l'éducation sexuelle et la prévention des IST, tabous, manque d'informations, dépistage lacunaire, vaccinations insuffisantes, ignorance de l'état de santé du partenaire - à qui on n'ose pas demander s'il est porteur d'une IST - sont quelques unes des raisons de cet état de fait.

Pour en savoir plus, consultez le site de l'OMS consacré aux infections sexuellement transmissibles, et renseignez-vous auprès de votre médecin traitant et/ou – pour les jeunes filles et femmes – de votre gynécologue.

Ellen Weigand
Sources: site de l'OFSP, site de l'OMS.

Sur le même sujet, lisez également l'article "L'amour aux temps du Covid-19" sur Slate.fr

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Chacun doit pouvoir choisir sa contraception

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SANTÉ SEXUELLE SUISSE a rendu rend public le rapport du projet et lancé un spot vidéo à l'occasion de la Journée mondiale de la contraception du 26 septembre. SSCH appelle les politiques à agir : tout le monde, y compris les personnes avec peu de moyens, devrait pouvoir décider librement de sa contraception.
Source: YouTube SSCH, 22.09.2020
Communiqué de presse de SSCH


Le site du mois

InterAction – l'association suisse pour les intersexes

Homepage InterActif.ch - capture d'écran
Homepage InterActif.ch - capture d'écran

07/10/2020 – Créée le 26 octobre 2017, InterAction est une association suisse ouverte "à tout le monde (intersexe, en questionnement, parent-e-s, ami-e-s, allié-e-s)."

AVERTISSEMENT

Les informations médicales figurant sur ce site ont pour objectif d'informer et ne remplacent pas la relation entre un·e patient·e et sa/son médecin.
En cas de problème ou trouble sexuel persistant, ou d'un autre problème de santé, veuillez consulter un·e médecin!


Toutes les informations figurant sur ce site sont rédigées par Ellen Weigand.

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