Le site de votre santé sexuelle et de vos droits sexuels

Santé et droits sexuels - adolescents

Couple
Couple
Love
Love

Vous avez une information intéressante qui mériterait de figurer sur cette page? Une question? Une suggestion? N'hésitez pas à nous en faire part. Merci!

image

Circoncision: les indications médicales et les alternatives

01/04/2019 – Depuis des millénaires, la {circoncision est une intervention courante. Rite identitaire chez les Juifs, remontant au temps d’Abraham, rite de fertilité de l’Egypte ancienne sous Amon Râ qui aurait ensemencé la plaine du Nil avec son sperme, rite de passage du bébé qui devient enfant, ou de l’enfant qui devient adulte dans certaines ethnies. Plus près de notre époque, l’Amérique puritaine avait instauré la circoncision censée réduire la pratique de la masturbation chez les garçons! Aujourd’hui encore, 70% à 80% des Américains sont circoncis, en invoquant des raisons d’hygiène. (Article paru sur Planète Santé et Slate.fr)

© capture écran planetesante.ch
© capture écran planetesante.ch

Pas de preuves scientifiques

Aux Etats-Unis comme ailleurs, on évoque également des motifs d’ordre médical: diminution du cancer de la verge, réduction des infections urinaires, réduction du risque d’être infecté par des maladies sexuellement transmissibles, dont notamment l’HIV, et d’ordre sexuel: plus grande sensibilité de la verge grâce à la circoncision.

«Aucun de ces arguments en faveur de la circoncision des jeunes garçons ne repose sur de véritables preuves scientifiques, par des études validées et irréprochables», constate le Pr Reinberg. Cependant, il existe des indications médicales pour procéder à une circoncision chez un enfant. Lorsque le rétrécissement du prépuce, le phimosis, ne se résout pas par lui-même (lire notre article «Circoncision: à quoi sert le prépuce?») entre deux ans et l’âge scolaire, cela peut provoquer divers problèmes nécessitant un traitement médical ou une intervention chirurgicale.

Les conséquences possibles du phimosis

La balanite: le phimosis (rétrécissement du prépuce) peut provoquer une balanite: le smegma, accumulé entre le gland et le prépuce s’infecte, provoquant une inflammation du gland appelée balanite. Le prépuce est alors rouge et enflé, et uriner devient très désagréable.
«Mais contrairement à ce que d’aucuns pensent encore, une balanite ne va jamais provoquer une infection de la vessie ou des reins. C’est donc une inflammation bénigne, ne nécessitant pas d’intervention chirurgicale, note le Dr Reinberg. Elle se traite avec une pommade désinfectante ou un désinfectant local. A moins qu’elle ne soit répétitive, dès lors, une circoncision peut constituer une solution envisageable.»

Le paraphimosis: il apparaît lorsque l’enfant porteur d’un phimosis a une érection: le gland qui force l’anneau formé par ce phimosis ne peut plus revenir en arrière, car il va enfler, l’anneau de peau agissant comme un garrot. C’est très douloureux pour le garçon et il faut consulter d’urgence! Dans un premier temps, le traitement proposé sera une réduction du paraphimosis avec du froid. Cela en anesthésie locale ou générale. Ensuite, le paraphimosis nécessite souvent une solution chirurgicale. Mais l’opération se fera seulement une fois l’œdème réduit.

Autres indications: l’enfant qui naît avec un prépuce sans ouverture ou avec un orifice trop petit pour laisser passer l’urine, ou encore mal placé (p.ex. en dessous du bout de la verge), nécessite également une intervention. Ici encore, le médecin ne proposera pas forcément une circoncision, mais une simple chirurgie réparatrice pour créer ou élargir l’orifice ou en créer un au bon endroit.

Alternative à la circoncision

Souvent, le phimosis peut se résoudre partiellement, mais en laissant un anneau de peau résiduel qui empêche encore le décalottage. Pour y remédier, l’enfant se verra prescrire une pommade à très faible dosage de cortisone, à appliquer pendant 4 à 6 semaines, en tirant sur la peau du prépuce après le bain ou la douche, quand il est au calme. Ce traitement va assouplir la peau et remédier au problème dans environ 50% des cas.

A défaut d’amélioration avec le traitement de cortisone, ou si le phimosis est sévère, avec un anneau rigide ou des balanites à répétition, le traitement chirurgical sera indiqué.

Dans la plupart des cas on peut proposer une alternative à la circoncision qui préserve le prépuce. Cette opération consistant simplement à élargir le prépuce peut aussi résoudre le problème et s'appelle une plastie d'élargissement du prépuce (lire plus loin).

Quand consulter

  • Si le prépuce ne s’est pas élargi naturellement entre 2 et 5 ans.
  • Si lorsque le gland est décalotté, le prépuce ne revient pas en avant (consultez d’urgence un médecin!).
  • Si l’enfant peine à uriner ou s'il éprouve des douleurs lorsque son pénis est en érection.
  • Si l’urine ne sort pas, ou ne s’écoule pas en jet régulier, si elle goutte doucement ou est projetée dans toutes les directions.

Ellen Weigand
Article paru sur Planete Santé, 28/08/2012 - toujours d'actualité


Brochure Hé les gars
Brochure Hé les gars

HE LES GARS!

Santé sexuelle suisse propose gratuitement le magazine HE LES GARS! Un magazine d’information destiné aux adolescents et aux jeunes hommes sur le chemin vers l’âge adulte.
Sexualité, amour, anatomie, etc. - tous les thèmes essentiels pour une entrée réussie dans la vie sexuelle y sont abordés.


La taille moyenne du pénis? Etc.

image

{Des réponses aux questions que se pose tout garçon un jour ou l'autre}

"Quelle est la taille moyenne du pénis?
Peut-on éjaculer et faire pipi en même temps?
Comment lui dire que j’ai envie d’aller plus loin?
J’éjacule trop vite? Que faire?"
Un dossier intéressant sur le site Avantages: une spécialiste répond à quelques unes des questions les plus fréquentes que se posent les garçons sur leur sexe et leur sexualité. Précis, simple et efficace.


Tout sur la puberté des garçons

Sur le site pour ados ciao.ch, un dossier complet explique ce qu'est la puberté, ce qui se passe dans le corps des garçons, et aussi dans leur cœur et esprit. A recommander tant aux jeunes qu'à leur parents.


ANNONCE

Pour tous vos travaux rédactionnels

Vous avez une information méritant de figurer sur cette page? N'hésitez pas à nous en faire part. Merci!

Un cadeau pour les couples

Le duopack – pour une vie intime épanouie

Paru fin 2013, toujours actuel
Paru fin 2013, toujours actuel
NOUVEAU - vient de paraître!
NOUVEAU - vient de paraître!
Les règles de protection contre le coronavirus en Suisse
Les règles de protection contre le coronavirus en Suisse

Le COVID-19 ne se transmet pas par rapports sexuels, mais...

Publié le 15 Juin 2020
image

... avoir des relations intimes avec une personne contaminée par le coronavirus constitue un risque, sachant qu'il se transmet à travers les gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou par la bouche lors de toux ou éternuement. Evitez donc les relations sexuelles avec un-e- partenaire inconnu-e.

Lire la suite

Le virus présent dans les sécrétions respiratoires peut donc se transmettre par des baisers (de bouche à bouche, ou sur la peau) donnés "par" ou "à" un·e partenaire infecté·e ou par des caresses manuelles. Même les simples gestes de tendresse doivent donc être réfléchis – des réflexes certes pas simples à acquérir.

Entre peurs et bon sens

Parmi les nombreuses questions du public sur les risque de transmission du COVID-19, celle sur le risque de contamination lors de relations sexuelles est moins mise en évidence, et plus rare. Peut-être parce qu'elle participe du simple bon sens.

Mais lorsqu'un certain nombre de personnes dans la population cède à la peur, voire à la panique, il est bon de rappeler même les évidences: étant donné que le virus se transmet par les gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou par la bouche, embrasser ou être embrassé sur la bouche par une personne porteuse du virus constitue un fort risque d'infection, tout comme l'échange de caresses, les mains étant un autre vecteur de transmission. Et cela peut arriver aussi lors de rapports sexuels, lorsque les baisers ou caresses sont prodigués sur la peau – car la personne ainsi embrassée ou caressée risque de toucher la zone de son corps à cet endroit et de mettre la main à la bouche – l'un des gestes fréquemment responsables de la transmission du coronavirus. Quant aux relations sexuelles occasionnelles, avec des partenaires inconnu-e-s, il est fortement recommandé de les éviter en ces temps de pandémie.

Pas une infection sexuellement transmissible

Cela dit, le COVID-19 n'est pas une infection sexuellement transmissible (IST). Celles-ci se transmettent en effet principalement lors de relations sexuelles sans préservatif, notamment: lors de pénétrations vaginale et anale, de fellations, de caresses ou masturbation sexe contre sexe, ou de caresses buccogénitales (cunnilingus) ou bucco-anales. Le simple contact entre muqueuses génitales et/ou buccales peut également transmettre une IST. Une autre voie de contamination étant la transfusion sanguine.

N'oublions pas de nous protéger contre les IST

Malgré les connaissances approfondies de ces maladies et les messages et mesures de prévention, chaque jour, plus d’un million de personnes contractent une infection sexuellement transmissible (IST). On est loin des statistiques du COVID-19, même si elles vont en croissant.

A ce jour, une trentaine de virus, parasites ou bactéries sexuellement transmissibles sont connus, et huit de ces agents pathogènes sont les responsables principaux d'IST.

Quatre d'entre elles peuvent être guéries:
- la chlamydiose,
- la trichomonase,
- la gonorrhée,
- la syphilis.

Quatre autres constituent des infections incurables:

- l'hépatite B,

- l'herpès (HSV),

- le VIH (sida),

- le papillomavirus humain (HPV).}

Conséquences graves sur la santé

Comme le rappelle l'organisation mondiale de la santé (OMS), les infections sexuellement transmissibles peuvent avoir de graves conséquences à plusieurs niveaux et touchent un grand nombre de personnes, avec de nombreuses nouvelles infections.

Voici quelques statistiques données par l'OMS, bon à rappeler:

"• On estime que, chaque année, 357 millions de personnes contractent l’une des quatre IST suivantes : chlamydiose, gonorrhée, syphilis ou trichomonase.
• Plus de 500 millions de personnes sont atteintes du virus responsable de l’herpès génital (HSV2).
• Plus de 290 millions de femmes souffrent d’une infection à papillomavirus humain (VPH).
• Dans la majorité des cas, les infections sexuellement transmissibles sont asymptomatiques ou s’accompagnent de symptômes bénins qui ne sont pas reconnus comme ceux d’une IST.
• Les infections comme l’herpès génital (HSV de type 2) et la syphilis augmentent le risque de contracter le VIH.
• Plus de 900 000 femmes enceintes ont été infectées par la syphilis en 2012 ce qui a provoqué des complications dans 350 000 cas pouvant aller jusqu’à des mortnaissances.
• Dans certains cas, les IST peuvent avoir de graves conséquences sur la santé reproductive allant au-delà des conséquences immédiates, telles que la stérilité, ou la transmission des infections de la mère à l’enfant."

De terribles chiffres, sachant que dans la plupart des cas on peut éviter ces contaminations, en ayant des rapports sexuels protégés avec des partenaires dont on ignore l'état de santé, en étant vacciné contre les deux infections non curables pour lesquelles on dispose de vaccins: l’hépatite B (incurable) et l’infection à VPH.

Comme le rappelle l'OMS, "le vaccin contre l’hépatite B figure dans les programmes de vaccination du nourrisson de 93% des pays. Il a déjà permis d’éviter quelque 1,3 million de décès imputables à une maladie chronique du foie ou au cancer."

Manque de moyens pour l'éducation sexuelle et la prévention des IST, tabous, manque d'informations, dépistage lacunaire, vaccinations insuffisantes, ignorance de l'état de santé du partenaire - à qui on n'ose pas demander s'il est porteur d'une IST - sont quelques unes des raisons de cet état de fait.

Pour en savoir plus, consultez le site de l'OMS consacré aux infections sexuellement transmissibles, et renseignez-vous auprès de votre médecin traitant et/ou – pour les jeunes filles et femmes – de votre gynécologue.

Ellen Weigand
Sources: site de l'OFSP, site de l'OMS.

Sur le même sujet, lisez également l'article "L'amour aux temps du Covid-19" sur Slate.fr

image

Chacun doit pouvoir choisir sa contraception

video

SANTÉ SEXUELLE SUISSE a rendu rend public le rapport du projet et lancé un spot vidéo à l'occasion de la Journée mondiale de la contraception du 26 septembre. SSCH appelle les politiques à agir : tout le monde, y compris les personnes avec peu de moyens, devrait pouvoir décider librement de sa contraception.
Source: YouTube SSCH, 22.09.2020
Communiqué de presse de SSCH


Le site du mois

InterAction – l'association suisse pour les intersexes

Homepage InterActif.ch - capture d'écran
Homepage InterActif.ch - capture d'écran

07/10/2020 – Créée le 26 octobre 2017, InterAction est une association suisse ouverte "à tout le monde (intersexe, en questionnement, parent-e-s, ami-e-s, allié-e-s)."

AVERTISSEMENT

Les informations médicales figurant sur ce site ont pour objectif d'informer et ne remplacent pas la relation entre un·e patient·e et sa/son médecin.
En cas de problème ou trouble sexuel persistant, ou d'un autre problème de santé, veuillez consulter un·e médecin!


Toutes les informations figurant sur ce site sont rédigées par Ellen Weigand.

Pour l'heure, il s'agit d'une activité bénévole, ce qui ne permet pas de toujours suivre l'actualité de près.

Nous organisons vos conférences et formations en Suisse

Vous êtes un professionnel de la santé sexuelle et de la sexualité et souhaitez intervenir en Suisse romande?

Nous organisons vos évènements pour vous.

Contact et informations

image
video

Ma sexualité - des livres toujours d'actualité

Couverture "Ma sexualité (femme)
Couverture "Ma sexualité (femme)
Couverture "Ma sexualité (homme)
Couverture "Ma sexualité (homme)
image

Les troubles sexuels féminins et masculins

Suivez-nous aussi sur:

MA SEXUALITE SOUTIENT

Love Live

LOVELIFE
LOVELIFE

«D'abord oui, ensuite oh ouiii»

Si vous souhaitez aussi signer la pétition d'Amnesty International Suisse
"Pas de rapport sexuel sans consentement mutuel" et participer à la lutte contre les violences sexuelles, cliquez sur l'image.

image
Soutenez l'UNICEF
Soutenez l'UNICEF
image

Collaborons!

Des commentaires? Des questions? Des suggestions? Une envie de collaboration ou de devenir partenaire de ce site? Alors n'hésitez pas à nous .

image
Soutenez la Ligue pulmonaire
Soutenez la Ligue pulmonaire
WebForge