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Les chroniques d'Yvan Dallaire

Tu ne penses qu’à ça! *(1)

Par Yvon Dallaire

Quel homme de trente ans et moins ne s’est jamais fait dire un jour ou l’autre: «Tu penses rien qu’au sexe!» ou «Est-ce moi que tu aimes ou seulement mon c…?» ou encore «J’aimerais ça si tu étais moins pressé d’arriver au but, si tu prenais davantage ton temps.»

S’épanouir sexuellement en couple n’est pas chose facile. Ce n’est pas facile parce que la perception de la sexualité n’est pas la même chez l’homme et chez la femme. Au début de la vie amoureuse, l’homme et la femme sont souvent aux antipodes: l’homme met habituellement l’accent sur l’aspect génital et physique de la sexualité alors que la femme réagit beaucoup plus au contexte amoureux et sensuel de la sexualité. Pour le jeune homme, la sexualité constitue un objectif, pour la jeune femme, une conséquence.

En vieillissant, la distance entre les deux diminue, du moins pour celles des femmes qui deviennent sexophiles. Mais, fondamentalement, cette polarisation physique / émotif ou objectif / conséquence fait partie de la sexualité conjugale et se manifeste dans beaucoup d’aspects de la vie du couple. L’homme n’a pas eu besoin d’apprendre le chemin de l’orgasme, ce qui n’est pas le cas de la femme pour qui l’orgasme est le résultat d’un apprentissage. La raison est simple: la femme n’a pas besoin d’orgasmer pour devenir enceinte.

Caractéristiques sexuelles fondamentales
En fait, lorsqu’on y regarde de plus près, nos sexualités sont plus complémentaires qu’opposées et si chacun et chacune voulaient s’en donner la peine, il et elle apprendraient beaucoup de la sexualité de l’autre, à la condition de ne pas l’accuser de ne penser qu’à ça ou d’être sexophobe.
Voici un petit tableau illustrant les caractéristiques fondamentales de la sexualité féminine et masculine:

HommeFemme
VisuelSéductrice
GénitalSensuelle
IntrusifRéceptive
IntenseGlobale
RapideRetenue

Caractéristiques sexuelles selon le sexe

Nos sexualités sont comme les deux côtés d’une médaille. La sexualité féminine est différente de celle de l’homme, mais les deux sont nécessaires à la fonction sexuelle du couple. Évidemment, ces caractéristiques, quoique souvent opposées, sont tout à fait légitimes et biologiques : les hommes produisent de dix à cent fois plus de carburant sexuel (la testostérone) que la femme.

Les hommes possèdent un érotisme visuel et c’est pour cela qu’ils adorent regarder les femmes et les déshabiller du regard ; aucun homme honnête ne peut prétendre le contraire, à moins d’avoir une libido très faible ou d’être homosexuel. Le fait d’être homosexuel n’empêche pas ces hommes d’être visuels : allez dans les sex-shops d’un quartier gay et vous y trouverez autant de films et de revues érotiques, sinon plus, que dans les boutiques érotiques hétérosexuelles. D’ailleurs, la revue PlayGirl est achetée autant par les gays que par les femmes.

Les femmes préfèrent attirer le regard et sont, en général, peu stimulées par la nudité ; leur érotisme se situe au niveau de la séduction. Visitez n’importe quel centre d’achats et qu’y trouvez-vous en quantité ? La plus grande superficie s’adresse aux femmes : vêtements, chaussures, coiffure, lingerie fine, cosmétiques... Les défilés de mode s’adressent aux femmes. Tout pour être belle, sexy et attiser le regard des hommes. Quelle femme, après avoir passé une heure devant son miroir, serait heureuse devant l’absence de réaction de son partenaire ?

Les hommes s’abonnent à des magazines érotiques et louent des vidéos dites (par les femmes) pornos. Les femmes s’abonnent à des revues de mode à la recherche d’artifices pour se faire belles. Les hommes sont voyeurs; les femmes, exhibitionnistes. À l’adolescence, pendant que le garçon se masturbe en regardant une femme nue, la jeune fille se « masturbe » la tête (maquillage, crêpage, bijoux...) et se pavane devant son miroir en pensant aux réactions qu’elle pourrait provoquer.

Quelle belle complémentarité !


Tu ne penses qu’à ça! *(2)

Par Yvon Dallaire

La très grande majorité des couples se développe à partir d’une attirance physique et sexuelle qui se transforme, au fur et à mesure que les deux partenaires apprennent à se connaître, en amour réciproque. Les deux ont alors le goût de vivre ensemble et de réaliser des projets. Mais qu’arrive-t-il à la relation amoureuse lorsque, après la lune de miel, les deux se trouvent confrontés à une grande différence de libido ?

Que faire lorsque, par exemple, la libido de Jacques nécessite cinq orgasmes par semaine alors que Sylvie, sa compagne, est rassasiée avec un orgasme hebdomadaire ? Nous savons qu’un compromis à trois relations sexuelles par semaine ne pourrait fonctionner car Sylvie recevrait trois fois plus qu’elle ne désire et Jacques continuerait d’être frustré car ses besoins sexuels ne seraient satisfaits qu’à moitié. Il y aurait danger que Jacques continue à harceler Sylvie qui verrait probablement disparaître toute libido.

Différentes solutions
On pourrait suggérer à Jacques de faire l’amour une fois par semaine avec Sylvie et de se masturber quatre autres fois. Beaucoup d’hommes mariés agissent ainsi et utilisent la masturbation pour gérer la différence de libido dans leur couple, même si la masturbation, dans nos sociétés, est encore très mal vue et constitue un tabou fortement enraciné.

Si Jacques fait ce choix, devrait-il en parler ou non à Sylvie ? Et où se masturbera-t-il ? Sous la douche ? Dans le salon, en visionnant un film érotique ? Dans le lit, une fois Sylvie endormie ou partie ? Dans le lit, en feuilletant son PlayBoy, à côté de Sylvie éveillée ?

Et comment réagira Sylvie ? A-t-elle l’ouverture d’esprit nécessaire à l’acceptation d’un tel comportement ? Se sentira-t-elle rejetée ? Aura-t-elle l’impression de servir d’exutoire sexuel quand Jacques fera l’amour avec elle ? Se sentira-t-elle aimée pour elle-même ou comme objet sexuel ? Et si Jacques ne lui en parle pas et qu’elle le surprenne, comment réagira-t-elle ? Se sentira-t-elle coupable de ne pas être à la hauteur du désir de Jacques ou le rejettera-t-elle ? Le traitera-t-elle d’obsédé ?

Mais, de toute façon, c’est avec Sylvie que Jacques veut faire l’amour ; il ne veut pas faire l’amour tout seul, même s’il s’aime beaucoup. Le problème reste donc entier.

On pourrait aussi lui proposer de se trouver une ou deux maîtresses qui, elles, désirent faire l’amour deux ou quatre fois par semaine et qui, pour une raison ou une autre, ne veulent pas partager leur vie avec un homme. Tout le monde y trouverait son compte. D’ailleurs, plusieurs sociétés à travers le monde et à travers l’histoire, ont valorisé la polygamie de l’homme comme solution à la différence de libido dans le couple. Au Japon, croyez-le ou non, c’est la femme qui choisissait les maîtresses de son mari ou qui choisissait ce que les Japonais appelaient les secondes épouses ou épouses subalternes. La femme contrôlait ainsi la vie sexuelle de son mari… et de ses maîtresses. Une façon comme une autre d’avoir du pouvoir.

Sauf que nous vivons maintenant au XXIe siècle dans une société qui valorise la monogamie et je ne suis pas sûr que Sylvie accepterait un ménage à trois ou à quatre très longtemps, comme cela se passe encore aujourd’hui chez les Mormons de Salt Lake City (Utah). De toute façon, les statistiques démontrent que les couples occidentaux qui ont essayé cette forme de mariage « open » sont aujourd’hui divorcés. La relation sexuelle n’implique pas seulement deux corps ; elle fait aussi appel aux émotions et aux sentiments et ce sont eux qui nous poussent à privilégier une relation intime profonde plutôt que plusieurs relations superficielles.

On pourrait demander à Sylvie de faire l’amour une fois et de se mettre « au service » de Jacques en le masturbant, manuellement ou oralement, ou en acceptant des pénétrations sans qu’elle-même y trouve réellement de plaisir. Beaucoup de femmes acceptent, dans la réalité, de se comporter ainsi : elles font l’amour par amour ou par devoir, non par plaisir. Mais Jacques refuse d’avoir une esclave sexuelle, de vivre avec un objet sexuel ; il veut faire l’amour avec Sylvie et non par Sylvie; il veut qu’elle participe, il veut qu’elle ait du plaisir et qu’elle prenne l’initiative.

On pourrait aussi proposer à Jacques et à Sylvie de divorcer et de se trouver un partenaire dont la libido est plus compatible avec la leur. Mais ils s’aiment et veulent vivre ensemble, malgré leur différend sexuel.

Ce couple a réellement un problème dû à la différence de libido entre Jacques et Sylvie. Cette problématique se répète à des millions d’exemplaires. Pourtant, au début de la relation, pendant l’étape de la passion, Sylvie et Jacques faisaient l’amour jusqu’à deux fois par jour. Pourquoi la sexualité est-elle devenue conflictuelle avec le temps? Comment gérer ce conflit dû à la différence de libido?

Que faire?
Lors de la fusion passionnelle, nos deux cerveaux sont «boostés» par la phényléthylamine (PEA): nous faisons l’amour sans cesse, nous parlons des nuits entières, nous sommes hyperactifs… et nous retournons, frais et dispos, au travail, les yeux pétillants (quoique cernés) et le sourire fendu jusqu’aux oreilles, attendant la fin de la journée pour retrouver la source de tant de plaisir: nous flottons. L’homme est volubile, la femme sexuellement réceptive. Point n’est besoin de grands palabres, le désir est à fleur de peau : un regard, un frôlement, une parole… et nous voilà tout excités.

Mais nous ne pouvons pas carburer ainsi toute une vie. Vient un temps où nous ne pouvons plus suivre et où notre cerveau réagit moins à la PES. Il se met alors à produire des endorphines: notre amour devient plus tranquille. Il se calme aussi au fur et à mesure que nous devenons assurés de la présence de l’autre. Une fois l’autre conquis, nous diminuons presque immanquablement nos conduites de séduction. Nous retrouvons notre véritable nature, nous nous montrons sous notre vrai jour et non plus sous notre plus beau jour et nous nous confrontons à nos différences, entre autres, libidinales.

Pendant la phase fusionnelle, Sylvie avait toute l’attention de Jacques, ce qui la faisait vibrer et ouvrait son corps à la sexualité. Pendant cette phase, Jacques avait tout le sexe qu’il désirait, ce qui ouvrait son cœur et lui permettait de donner toute cette attention à Sylvie. Maintenant que la routine les a rejoints, que les responsabilités se sont accumulées, Jacques veut continuer d’exprimer à Sylvie, par son sexe et son corps, qu’il l’aime ; mais Sylvie recherche cet amour dans de multiples marques d’attention affective. Ne recevant pas ces marques d’affection, le désir sexuel de Sylvie diminue ; ne recevant plus le sexe dont il a besoin, le cœur de Jacques se referme. Et le cercle vicieux affection - sexe s’installe. Ce cercle infernal peut être stoppé si Jacques manifeste plus d’attention, si Sylvie se montre plus sexy. Mais gageons que l’un attendra que l’autre commence.

"Pour la femme, aimer signifie exprimer son amour, en parler (réalité subjective).
Pour l’homme, aimer signifie souvent être tout simplement présent,
faire des gestes, faire l’amour (réalité objective)."
Joe Tanenbaum, Découvrir nos différences

L’amour semble être le vrai moteur de la sexualité féminine. À preuve le fait que de nombreuses femmes n’ont aucune vie sexuelle lorsqu’elles ne sont pas en relation amoureuse. Contrairement à l’homme qui va continuer sa vie sexuelle par la masturbation ou les rencontres occasionnelles, beaucoup de femmes se masturbent rarement et apprécient beaucoup moins les rencontres d’un soir. De plus en plus de recherches semblent démontrer que c’est le plaisir sexuel (et la valorisation qu’il reçoit de sa partenaire) qui rend l’homme amoureux et exclusif alors que c’est la relation amoureuse (et toutes les marques d’attention) qui autorise la femme à ouvrir son corps à la sexualité.

Cette description admet évidemment des exceptions: certaines femmes ont une sexualité génitale très intense; certains hommes ne réagissent pas sexuellement devant des inconnues. Un certain pourcentage d’adolescents mâles ne se masturbent pas ; certaines jeunes adolescentes initieront sexuellement plusieurs de leurs pairs

Les études sexologiques démontrent que la réactivité génitale de la femme augmente avec l’âge à la condition de pouvoir vivre des expériences sexuelles (romantiques d’abord, sensuelles par la suite et génitales finalement) agréables. C’est par l’accumulation de plaisir à ces trois niveaux qu’elle pourra s’épanouir sexuellement. Lorsqu’elle est épanouie, la femme adulte accepte plus facilement le sexe pour le sexe, et ce sexe n’a pas de limite. Mais cette sexualité ne semble vouloir s’épanouir que dans un contexte amoureux stable, intense et intime. En vieillissant ainsi, la sexualité de la femme se rapproche de celle de l’homme.

À l’inverse de la femme, l’homme n’a pas besoin d’apprendre sa sexualité : l’orgasme lui arrive comme un cadeau du ciel vers l’âge de 13-15 ans et il retrouve très rapidement le chemin vers ce plaisir intense. L’homme vit sa plus grande réactivité génitale dès le début de sa vie sexuelle (entre 15 et 30 ans) ; ce n’est qu’en vieillissant que sa génitalité perdra progressivement de son intensité et qu’il pourra, s’il accepte le fait, développer une plus grande sensualité et une plus grande émotivité, rejoignant ainsi sa compagne.

On sait que l’adolescente se masturbe très peu (20 à 35% avant l’âge de 20 ans) alors que la très grande majorité (95%) des adolescents se masturbe à plusieurs reprises par semaine et ce tout au long de leur adolescence. Les filles de cet âge sont plus intéressées par le contexte relationnel, intime, romantique et vibratoire que par la dimension strictement sensuelle, génitale et explosive de la sexualité comme c’est le cas pour les garçons. Mais, en vieillissant, cette différence s’amenuise.

Jacques et Sylvie n’ont pas le choix de tenir compte de ces données s’ils veulent s’épanouir sexuellement. Tomber amoureux est chose facile ; construire un couple où règle l’harmonie sexuelle est une autre paire de manches. Jacques et Sylvie doivent laisser tomber un peu de leur égoïsme et se mettre au niveau du couple pour prendre conscience que leur couple sert à satisfaire les besoins de l’un et de l’autre, même si ceux-ci sont parfois contradictoires. Toutefois il serait illusoire de croire que ces besoins puissent être satisfaits à 100%. La lune de miel ne peut durer éternellement: il y a un prix à payer pour vivre en couple.

Que pourrait faire Jacques pour développer son romantisme et sa sensualité plus rapidement afin de mieux tenir compte de Sylvie? Que pourrait faire le couple pour satisfaire les besoins sentimentaux de Sylvie? Que pourrait faire Sylvie pour développer son érotisme génital plus rapidement afin de tenir compte de Jacques? Que pourrait faire le couple pour satisfaire les besoins physiques de Jacques?

Autant de questions auxquelles le couple doit trouver des réponses pour assurer son épanouissement émotif et sexuel et éviter une escalade où la sexualité devient un véritable champ de bataille et où chacun dit:
«Tu ne me donnes pas ce que je veux; je ne te donne pas ce que tu veux.»

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Les règles de protection contre le coronavirus en Suisse
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Le COVID-19 ne se transmet pas par rapports sexuels, mais...

Publié le 15 Juin 2020
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... avoir des relations intimes avec une personne contaminée par le coronavirus constitue un risque, sachant qu'il se transmet à travers les gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou par la bouche lors de toux ou éternuement. Evitez donc les relations sexuelles avec un-e- partenaire inconnu-e.

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Le virus présent dans les sécrétions respiratoires peut donc se transmettre par des baisers (de bouche à bouche, ou sur la peau) donnés "par" ou "à" un·e partenaire infecté·e ou par des caresses manuelles. Même les simples gestes de tendresse doivent donc être réfléchis – des réflexes certes pas simples à acquérir.

Entre peurs et bon sens

Parmi les nombreuses questions du public sur les risque de transmission du COVID-19, celle sur le risque de contamination lors de relations sexuelles est moins mise en évidence, et plus rare. Peut-être parce qu'elle participe du simple bon sens.

Mais lorsqu'un certain nombre de personnes dans la population cède à la peur, voire à la panique, il est bon de rappeler même les évidences: étant donné que le virus se transmet par les gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou par la bouche, embrasser ou être embrassé sur la bouche par une personne porteuse du virus constitue un fort risque d'infection, tout comme l'échange de caresses, les mains étant un autre vecteur de transmission. Et cela peut arriver aussi lors de rapports sexuels, lorsque les baisers ou caresses sont prodigués sur la peau – car la personne ainsi embrassée ou caressée risque de toucher la zone de son corps à cet endroit et de mettre la main à la bouche – l'un des gestes fréquemment responsables de la transmission du coronavirus. Quant aux relations sexuelles occasionnelles, avec des partenaires inconnu-e-s, il est fortement recommandé de les éviter en ces temps de pandémie.

Pas une infection sexuellement transmissible

Cela dit, le COVID-19 n'est pas une infection sexuellement transmissible (IST). Celles-ci se transmettent en effet principalement lors de relations sexuelles sans préservatif, notamment: lors de pénétrations vaginale et anale, de fellations, de caresses ou masturbation sexe contre sexe, ou de caresses buccogénitales (cunnilingus) ou bucco-anales. Le simple contact entre muqueuses génitales et/ou buccales peut également transmettre une IST. Une autre voie de contamination étant la transfusion sanguine.

N'oublions pas de nous protéger contre les IST

Malgré les connaissances approfondies de ces maladies et les messages et mesures de prévention, chaque jour, plus d’un million de personnes contractent une infection sexuellement transmissible (IST). On est loin des statistiques du COVID-19, même si elles vont en croissant.

A ce jour, une trentaine de virus, parasites ou bactéries sexuellement transmissibles sont connus, et huit de ces agents pathogènes sont les responsables principaux d'IST.

Quatre d'entre elles peuvent être guéries:
- la chlamydiose,
- la trichomonase,
- la gonorrhée,
- la syphilis.

Quatre autres constituent des infections incurables:

- l'hépatite B,

- l'herpès (HSV),

- le VIH (sida),

- le papillomavirus humain (HPV).}

Conséquences graves sur la santé

Comme le rappelle l'organisation mondiale de la santé (OMS), les infections sexuellement transmissibles peuvent avoir de graves conséquences à plusieurs niveaux et touchent un grand nombre de personnes, avec de nombreuses nouvelles infections.

Voici quelques statistiques données par l'OMS, bon à rappeler:

"• On estime que, chaque année, 357 millions de personnes contractent l’une des quatre IST suivantes : chlamydiose, gonorrhée, syphilis ou trichomonase.
• Plus de 500 millions de personnes sont atteintes du virus responsable de l’herpès génital (HSV2).
• Plus de 290 millions de femmes souffrent d’une infection à papillomavirus humain (VPH).
• Dans la majorité des cas, les infections sexuellement transmissibles sont asymptomatiques ou s’accompagnent de symptômes bénins qui ne sont pas reconnus comme ceux d’une IST.
• Les infections comme l’herpès génital (HSV de type 2) et la syphilis augmentent le risque de contracter le VIH.
• Plus de 900 000 femmes enceintes ont été infectées par la syphilis en 2012 ce qui a provoqué des complications dans 350 000 cas pouvant aller jusqu’à des mortnaissances.
• Dans certains cas, les IST peuvent avoir de graves conséquences sur la santé reproductive allant au-delà des conséquences immédiates, telles que la stérilité, ou la transmission des infections de la mère à l’enfant."

De terribles chiffres, sachant que dans la plupart des cas on peut éviter ces contaminations, en ayant des rapports sexuels protégés avec des partenaires dont on ignore l'état de santé, en étant vacciné contre les deux infections non curables pour lesquelles on dispose de vaccins: l’hépatite B (incurable) et l’infection à VPH.

Comme le rappelle l'OMS, "le vaccin contre l’hépatite B figure dans les programmes de vaccination du nourrisson de 93% des pays. Il a déjà permis d’éviter quelque 1,3 million de décès imputables à une maladie chronique du foie ou au cancer."

Manque de moyens pour l'éducation sexuelle et la prévention des IST, tabous, manque d'informations, dépistage lacunaire, vaccinations insuffisantes, ignorance de l'état de santé du partenaire - à qui on n'ose pas demander s'il est porteur d'une IST - sont quelques unes des raisons de cet état de fait.

Pour en savoir plus, consultez le site de l'OMS consacré aux infections sexuellement transmissibles, et renseignez-vous auprès de votre médecin traitant et/ou – pour les jeunes filles et femmes – de votre gynécologue.

Ellen Weigand
Sources: site de l'OFSP, site de l'OMS.

Sur le même sujet, lisez également l'article "L'amour aux temps du Covid-19" sur Slate.fr

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Chacun doit pouvoir choisir sa contraception

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SANTÉ SEXUELLE SUISSE a rendu rend public le rapport du projet et lancé un spot vidéo à l'occasion de la Journée mondiale de la contraception du 26 septembre. SSCH appelle les politiques à agir : tout le monde, y compris les personnes avec peu de moyens, devrait pouvoir décider librement de sa contraception.
Source: YouTube SSCH, 22.09.2020
Communiqué de presse de SSCH


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Homepage InterActif.ch - capture d'écran
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07/10/2020 – Créée le 26 octobre 2017, InterAction est une association suisse ouverte "à tout le monde (intersexe, en questionnement, parent-e-s, ami-e-s, allié-e-s)."

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